Le pire d'entre eux

Auteur(s): 
Bruno Roger-Petit
Editeur: 
Stock
Le pire d'entre eux
Classification: 

Qui est réellement François Fillon ? Celui a débuté comme assistant parlementaire, puis catapulté député, qui a occupé divers postes ministériels, en passant ensuite par le Sénat, pour finir collaborateur de Nicolas Sarkozy, reste un inconnu du grand public. Rares sont les personnes capables de citer un fait d’armes politique le concernant et pour cause : il y en a très peu.  

 

Malgré sa relative transparence et sa paresse électorale, contre toutes attentes, il gagne la primaire de la droite et du centre et jusqu’au 27 janvier 2017, rien ne paraissait pouvoir mettre à mal son tranquille périple vers le Château. Et puis le Canard s’en est mêlé, montrant aux Français, le visage d’un autre homme. Celui n’a jamais réellement travaillé, celui qui n’a jamais souffert pour obtenir ses mandats électoraux, celui qui explique que vous devez travailler plus pour gagner moins, alors que lui-même a largement abusé des avantages des parlementaires, avec une indécence et une vulgarité que l’on ne retrouve que chez ceux qui ont tous eus à la naissance, sans jamais fournir le moindre effort.

 

Bruno Roger-Petit nous dresse un portrait au vitriol de François Fillon et met en avant, des aspects de sa personnalité qui avait été oubliés, notamment ses prises de position envers la communauté LGBTI. François Fillon le lâche, François Fillon, l’homme qui déclenche des conflits sans jamais les assumer, que ce soit humainement, politiquement ou juridiquement, François Fillon devient François Fuyons.

 

Après sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle 2017, il annonce se retirer de la vie politique, laissant son parti se déchirer, faisant une nouvelle fois, la démonstration de son caractère peu combatif. Mais il ne pourra faire la même chose avec la justice, qui frappe à sa porte et qui n’entend pas rester sur le palier.

 

François Fillon, le pire d’entre eux, comme l’appelle Bruno Roger-Petit est un livre salutaire sur celui qui a failli devenir quelqu’un, qui se lit vite et bien, on le dévore sans s’en rendre compte et nous montre que nous avons échappé à une présidence de poltron.